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LE COUP DE L'IMMOBILIER
comédie en 3 tableaux (2 H ; 90 mn)

Cette comédie dramatique met en scène deux quadragénaires, copains de longue date : Léonard, un gaillard dans la force de l’âge, truculent et fort en gueule ; il en a assez de son métier de plombier, et rêve de se retirer à la campagne, dans la fermette – à restaurer - qu’il a achetée. Et Geoffroy, un employé de bureau, soucieux de son apparence, et de tempérament modéré ; quoique parfois impressionné par la verve de son ami, il n’en garde pas moins sa liberté de jugement. Ils aiment à se retrouver de temps à autre devant un apéro, pour y deviser de leurs occupations et préoccupations. Entre autres soucis, Léonard est flanqué d’une soeur, qui mène sa vie sans lui demander conseil. Aussi, le coup est rude pour lui, quand elle décide d’acheter « un chalet à Biot » !

Le texte est téléchargeable à l'adresse :
http://www.leproscenium.com/Detail.php?IdPiece=3736

Extrait:

GEOFFROY - Oh, tu sais, la vie de bureau, c’est pas non plus très passionnant…
LEONARD - Au moins, t’es assis.
GEOFFROY - Parfaitement. Et dans un fauteuil, même !
LEONARD - Ah ! Mon salaud ! (Un temps.) Tiens, à propos de quoi de neuf ! Ma sœur a acheté un nouveau…
GEOFFROY, le coupant. - Ta sœur ?
LEONARD - Bah oui, ma sœur. Tu te rappelles que j’ai une sœur ? Non ?
GEOFFROY - Ta sœur ! Mais bien sûr ! Ah oui…
LEONARD - Bon. Eh bien ma sœur a acheté…
GEOFFROY, le coupant - Mais oui ! Ah… J’ai dansé une valse avec elle…
LEONARD - Une valse !
GEOFFROY - Mais oui ! C’était… à l’anniversaire de… Mais non ! C’était à ton… Mais oui !... à ton mariage !
LEONARD - A mon mariage ?!
GEOFFROY - Le deuxième.
LEONARD - Ah…
GEOFFROY - Mais… non, je me trompe… C’était un paso ! Ca me revient ! Un paso !
LEONARD - Tu parles d’une histoire !
GEOFFROY - Pas d’histoire. Aucune histoire. Tu parles ! Avec Delphine qui me tenait à l’œil… Juste un paso. Mais… je m’en souviens.
LEONARD - Tu es un grand romantique…
GEOFFROY - Eh oui… Je lui avais dit : quelle taille fine tu as… encore… Plus fine que la tienne, hein ! Pourtant, c’est ta sœur.
LEONARD - Tu voudrais pas m’inviter à danser, quand même, non !
GEOFFROY, il pouffe, puis - Alors, qu’est-ce qu’elle devient, ta sœur… à la taille fine ?

berthy-theatre
10/06/06